Todd Sharpville

Todd Sharpville est le visage du Blues anglais depuis 30 ans déjà. Son premier album “Touch Of Your Love” sorti en 1992 chez Red Lightin Records a gagné les prix du “Meilleur album” et “Meilleur Guitariste” au British Blues Awards, marquant le début de sa carrière internationale durant laquelle Todd et son groupe ont joué sur presque toutes les scènes et festivals de blues à travers le monde.

 

Initiéau Blues dans son enfance à travers la musique de Freddie King, le style de guitare en pleine évolution de Todd s’est avéré être plus proche de celui de T Bone Walker, BB King, Buddy Guy, Hubert Summon, Eric Clapton, Lightnin Hopkins, Albert King, Otis Rush, Peter Green ou encore Magic Sam. Durant son adolescence, le bluesman californien Joe Louis Walker a été son mentor, ce qui changea sa vie pour toujours. Dans les années 90, Todd forma des groupes européens pour jouer avec des artistes américains, travaillant avec des artistes comme Hubert Summon, Ike Turner et Byther Smith et partant constamment en tournée. Il a aussi participé au concert mémorial de Mick Ronson au Hammersmith Odeon de Londres en 1994 aux côtés de Dana Gillespie, Gary Brooker, Bill Wyman, Ian Hunter, Roger Taylor, Roger Daltrey. Les décennies qui ont suivies l’ont vu jouer et enregistrer avec un grand nombre de héros et de grands noms du blues.

Quelques moments les plus forts de sa carrière sont : d’avoir joué avec Taj Mahal, Peter Green, Little Milton, Lonnie Brooks, Duke Robillard, Little Charlie Baty, Derek Trucks & Susan Tedeschi, Brandford Marsalis, Anson Funderburgh, Lonnie Mack, Ronnie Earl, Buckwheat Zydeco et Terence Simien. Todd a été le premier artiste européen à apparaître sur le programme de la Legendary Rhythm & Blues Cruise et a depuis participé à 8 de ces croisières caribéennes aux côtés de Koko Taylor, Taj Mahal, Dr John, Etta James, Little Milton, Otis Clay, Tyrone Davis, Shemekia Copeland et un grand nombre d’autres illuminés. Son album “Meaning Of Life” paru en 2001 (Cathouse/Revolver Records CRCD0057 avec des artistes invités comme Snowy White, Paul Lamb, Leo Sawyer et l’ex guitariste des Rolling Stones Mick Taylor (qui a accompagné Todd sur la tournée européenne).

 

L’album confession post divorce de Todd “ Diary of a Drowning Man” nous offre un duo avec l’artiste britannique adorée Sam Brown (“Sweet Redemption”). Entre 2005 et 2007, Sharpville a assuré les premières parties sur les tournées européennes de Joe Cocker et Pink, il a aussi ouvert les concerts de BB King sur la dernière date de sa tournée d’adieu à la D’coq Arena au Luxembourg.

 

Son album “Porchlight” sorti en 2010 incluait des invités comme Kim Wilson (Fabulous Thunderbirds), Joe Louis Walker & le producteur de l’album Duke Robillard. On peut retrouver Todd sur plus de 35 albums et compilations et au moins 5 sorties de Dana Gillespie.

Le nouvel album tant attendu du pilier du Blues/Americana britannique Todd Sharpville. “Medication Time” explore une pĂ©riode de sa vie, il y de ça 16 ans, oĂą une bataille pour la garde de ses enfants, après une rupture difficile, a fini par une hospitalisation de deux mois dans un institut spĂ©cialisĂ© du pays de Galles. “Je n’étais pas Ă©motionnellement prĂŞt Ă  ĂŞtre sĂ©parĂ© de mes enfants après le divorce. Jusqu’ici j’étais une sorte de “obsĂ©dĂ© du contrĂ´le”, puis j’ai rĂ©alisĂ© que le contrĂ´le n’est qu’une illusion après avoir Ă©tĂ© frappĂ© par la dĂ©pression, les pensĂ©es suicidaires et avoir Ă©tĂ© internĂ© dans un Ă©tablissement gĂ©rĂ© par l’état. Les hommes discutent rarement de ce genre d’émotions entre eux et ces Ă©motions peuvent souvent nous surprendre et s’avĂ©rer bien trop difficiles Ă  gĂ©rer. Etant un musicien, j’ai eu la chance de pouvoir gĂ©rer ma vie professionnelle autour de ma situation compliquĂ©e. J’ai aussi des amis formidables. J’ai rĂ©ussi Ă  me remettre sur pieds. La plupart des gens n’ont pas cette chance. Beaucoup tombent sur le bord de la route et ne se relèvent jamais. “Medication Time” examine et exprime pas mal de ces Ă©motions qui ont menĂ©es Ă  ma dĂ©pression, Ă  mon sĂ©jour Ă  l’hĂ´pital et Ă  ce lent retour Ă  la “normalitĂ©”.

DISCOGRAPHIE